HEBERLE Antoine
(Filmographie)
|
A VENDRE (Laetitia Masson) TECHNIQUE 1998 - 35mm scope couleur Dolby SRD Durée 1 h 57DISTRIBUTION Sandrine Kiberlain France Robert Sergio Castellito Luigi Primo Jean-François Stévenin Pierre Lindien Chiara Mastroiani Mireille Aurore Clément Alice Samuel Le Bihan Mireille Périer Roschdy Zem Didier Flamand |
|
|
Réalisation et scénario Laetitia Masson Directeur de la photo Antoine Héberlé Cadre Georges Diane Musique originale Siegfried Montage Ailo Auguste Décors Arnaud de Moléron Costumes Elisabeth Mehu Assistant réalisateur Antoine Santana Son Michel Vionnet , William Flageollet, Piotr Zawadzki DistributionPyramide Enchères et en os. France a disparu le jour de son mariage, son fiancé lui envoie aux fesses Luigi le détective. Une randonnée sur les route de France et dans les couloirs du passé qui révèle la fuyarde autant que le poursuivant : France aime la course à pied, Luigi se gave de médicaments; elle vend son amour, il refuse le sien. Ils sont blessés tous les deux et ils auraient beaucoup à se dire. J'achète. Une chose est sûre: les dix dernières minutes, tournées en vidéo à New York, sont décevantes et superflues. Avec ou sans cet épilogue, ledeuxième long de Lætitia Masson (après En avoir [ou pas]) pourrait être décrit comme une mise en scène de l'hystérie, cette fatalité qui jette les êtres hors de chez eux pour fuir on ne sait quoi et chercher ce qu'ils ne trouveront jamais. Et c'est assez agaçant, l'hystérie, même quand elle est filmée calmement, surtout quand elle se déguise en grandes idées - la liberté, le destin, la solitude. Pourtant, il y a tant de beaux moments dans ce film qu'on ne peut échapper son pouvoir d'attraction. La fuite en avant de la jeune femme, pour absurde qu'elle soit, a lemérite de lui faire rencontrer des êtres, parcourir des lieux, essayer des postures. Et la jeune cinéaste a l'intelligence et la générosité de s'arrêter chaque fois pour observer et interroger ces êtres, ces lieux, ces postures. Son motif originel, le portrait d'une femme en terre brûlée, n'est finalement qu'un prétexte, sans doute sincère mais révolu, àdécouvrir le monde. Les personnages secondaires deviennent , le temps d'une séquence , l'objetde toute son attention, de même que France et Luigi espèrent. Et la jeune cinéaste a l'intelligence et la générosité de s'arrêter chaque fois pour observer et interroger ces êtres, ces lieux, ces postures. Son motif originel, le portrait d'une femme en terre brûlée, n'est finalement qu'un prétexte, sans doute sincère mais révolu, àdécouvrir le monde. Les personnages secondaires deviennent, le temps d'une séquence, l'objet de toute son attention, de même que France et Luigi espèrent, à chaque rencontre, trouver la piste ou le bonheur. Àl'image (du subtil Antoine Héberlé), chaque nouveau décor s'impose comme s'il était le bout du chemin, et leur succession, de Reims à Marseille via Roissy et le Jura, compose un tableau aussi varié que cohérent. La structure du récit, complexe et maîtrisée, propose aux deux rôles principaux des défis opposés: la fille, très exposée, ne laisse à la comédienne aucune ombre où abriter sa pudeur - et Kiberlain se livre sans complexe, voilée toujours de son ironie naturelle -; le détective, tout en retrait, réclame de l'acteur des miracles de présence - et Castellitto y déploie son génie. On connaît le principe du tournage contre le scénario. On a rarement vu un film dépasser aussi brillamment la naïveté de son inspiration par la richesse de sa mise en scène. Gilles Verdiani |
|
Ex-voto (Antoine Le Bos)
Fiction - 18 minutes - Antoine Le Bos FRANCE 1999
Dans un village côtier du Nord de la Bretagne, une très vieille femme semble surveiller le large avec
une attention particulière. Alors qu'elle rentre chez elle, elle est soudain comme envahie par une
présence venue de l'océan...
Scénario : Antoine Le Bos
Image : Antoine Héberlé
Montage : Nathalie Langlade
Son : Claude Hivernon
Musique : Philippe Mallier
Décor : Gaelle Le Bos
Interprétation : Suzanne Broudin, Lionel Péan
Production : G.R.E.C.
Distribution : Antoine Le Bos
|
Peau Neuve (Emilie Deleuze) France - 1999 - Durée : 1h36 - Emilie Deleuze
|
|
|
Le thème du film : l'homme, à un moment donné de sa vie, a un besoin viscéral de changer de vie. D'un coup d'un seul, l'homme va changer d'univers, se retrouve propulser dans l'inconnu et est obligé de composer avec. C'est ce qui arrive à notre Alain. Son envie subite va le pousser à se métamorphoser. Emilie Deleuze parvient à nous faire vivre ce changement de cap. L'homme part plein d'espoir pour vivre quelque chose de nouveau. Dans sa quête, il va passer par tous les états d'âme, l'absence des êtres aimés, le doute, les galères mais aussi et surtout l'amitié. Une amitié trouble avec un autre homme, un homme simple, Manu. En fait ce que notre héros découvre, c'est l'autre, celui qui va l'aider à changer radicalement. L'homosexualité sous-entendue dans le propos n'est jamais vraiment abordée de tout le film mais sa réalisatrice n'exclut pas que le futur voit naître une relation plus intime entre les deux hommes. D'ailleurs, dans les dernières minutes Alain vient sauver Manu d'un suicide certain. Ce dernier lui demande pourquoi il ne devrait pas se jeter dans le vide. Réponse d'Alain, "parce que je tiens à toi"�
Réalisation : Emilie Deleuze Scénario : Emilie Deleuze, Laurent Guyot, Guy Laurent Photographie : Antoine Héberlé Son : Philippe Richard Montage : Fabrice Rouaud Musique : L�Attirail, Supersonic avec : Samuel Le Bihan, Marcial Di Fonzo Bo, Catherine Vinatier, Claire Nebout
|
Testeur de jeux vidéo, marié à une infirmière, père d'une petite fille de quatre ans, Alain rêve subitement de changement. Une envie égoïste, naïve mais vitale le conduit à brusquement démissionner. Mais changer pour quoi ? Il n�en sait rien et s'obstine. Il décide finalement de suivre un stage de formation de quatre mois pour devenir conducteur d�engins de chantier. Dans le centre de formation, situé au c�ur de la Corrèze, il partage la vie de dizaines d�autres stagiaires venus d'horizons divers. Mais au fil des semaines �rythmées par de rapides week-end en famille à Paris � son désir solitaire semble s'épuiser. Seule sa rencontre avec Manu, un stagiaire fasciné par les machines, va lui permettre d�esquisser un nouveau départ.
Peau Neuve est le premier long-métrage de cinéma d�Emilie Deleuze, la fille de son philosophe de père. Bon sang nesaurait mentir : il y a dans cette réalisation, un ton nouveau,une vraie manière de filmer des personnages atypiques. Emilie Deleuze, à suivre...
Malgré de bons dialogues, une bonne mise en scène et un certain talent à nous entraîner dans cet univers méconnu des conducteurs de pelleteuses, "Peau neuve" manque de ce petit quelque chose qui nous emballerait. Néanmoins saluons les deux interprètes principaux, Samuel Le Bihan et surtout Marcial Di Fonzo Bo, impeccable en simplet, limite idiot.
Production : Love Streams, Haut et Court |
Love Me (Laetitia Masson)
France /2000/ Sortie France le 23 février 2000 � Sélection officielle en compétition, Festival de Berlin 2000
Avec Johnny Halliday et Sandrine Kiberlain
Photographie : Heberle Antoine
|
|
C�est une histoire impossible entre une fille qui cherche l�amour et un chanteur qui n�y croit plus. Elle le rencontre à Memphis, le poursuit. Il s�échappe. Elle insiste. Il finit par être ému par elle. Mais... C�est aussi l�histoire d�une fille qui se réfugie dans ses rêves pour échapper à la réalité et à son passé. C�est là que l�histoire entre la jeune fille et le chanteur se complique... Où s�arrête le réel, où commence l�imaginaire ? Il était une fois... (dans l�Ouest de la France) Une jeune femme arrive dans un aéroport. Elle a tout oublié. Pourquoi est-elle là ? D�où vient-elle ? Elle ne le sait pas. Pas de nom, pas de papier et plus aucun souvenir. Seule dans une ville. Quelque part en Amérique. Un homme la cherche. Elle le fuit. Elle rencontre par hasard un chanteur. Français. Rocker. Idole. Fatigué. Elle lui demande de l�aide. Il la fuit. Elle s�évanouit. Elle rêve de son passé. Mais son passé ne l�intéresse pas. Elle revient à elle et s�accroche au chanteur. Elle ne pense qu�à son avenir avec lui. Et le chanteur, peu à peu, est ému par l�amour de la jeune femme. Ils passent finalement toute une nuit ensemble. Ils font connaissance. Ils tombent. Amoureux. Mais il est obligé de renoncer à elle, menacé à son tour par l�homme armé et mystérieux. Il abandonne la jeune femme. Elle veut mourir. La jeune femme ne peut plus fuir son passé. Elle plonge dans ses souvenirs : partout des fantômes, de la liberté, de la jeunesse, de l�amour... et du rock n� roll. Comment revenir à la vie. Comment se libérer des fantômes. Comment retrouver l�amour. |
|
|
Si vous ne comprenez pas, c�est normal, si vous êtes perdus, c�est normal, laissez-vous aller, laissez-vous emporter. C�est l�émotion qui doit vous guider. On vous emmène dans la tête du personnage. D�accord dans sa tête c�est pas toujours très simple, ni très clair. Mais est-ce que ça l�est plus dans la vôtre ? C�est le personnage que vous devez suivre. Pas l�histoire. L�histoire elle se constitue à la fin. Ou même après la fin. Un jour, une nuit, dans son lit, au bureau... on comprend... ou pas... Et encore, on comprend ce que l�on veut bien comprendre. Avec votre histoire, vos sensations à vous. Si c�est un film différent pour chacun, tant mieux. Vous avez le vertige ? C�est normal. C�est un film vertigineux sur le vertige. |
|
|
|
L�important c�est d�être pris par le même vertige que Gabrielle Rose dans le film... Elle aussi cherche à comprendre qui elle est, d�où elle vient, où elle va... Comme elle, on se laisse mener par nos sentiments, parfois on est troublé, parfois on est perdu... rêve, cauchemar, réalité... L�important c�est que les images transportent et interrogent... Sur nos vies, sur notre enfance, sur nos peurs, sur nos amours... Dans le film souvent on se perd... comme dans la vie... Il fallait prendre le risque de se perdre pour ressentir le besoin d�amour du personnage, ses passages nécessaires des frontières du réel... pour ressentir avec elle les dangers... De l�amour au fanatisme, de la solitude à l�exclusion... De l�ivresse au coma... Tous, nous sommes accompagnés par des fantômes, tous nous cherchons le sens de nos vies... Chacun choisit son guide : Dieu, Elvis, Marx, le dollar, la justice, la morale, la voisine d�en face... Chacun a besoin d�aller voir "ailleurs" avec ce qu�il peut : whisky, héroïne, chocolat, hommes, femmes ou tout à la fois... Et puis chacun à besoin d�aide : SOS en tous genres, associations, numérologues... psychanalystes... Le film essaye de montrer ça. Que la vie matérielle ne nous suffit pas. Et que plus elle est dure, moins elle nous suffit... Nous avons tous besoin "d�opium" comme disait l�autre. Certains avec modération, d�autres avec overdose... Et tout ça à cause de l�amour... L�être humain est un être social qui, pour avoir le sentiment d�exister, a besoin d�avoir le sentiment d�être aimé -, dit le psychiatre dans le film... Au départ, c�est une question d�amour... après la question devient politique, sociale, humanitaire. Alors comprendre... cette question de l�amour... moi je ne la comprends pas toujours. Comment y répondre ? Qui a la réponse ? Moi, je n�ai pas la réponse. Je pose des questions, je sens, je ressens... comme Gabrielle Rose dans le film... à un moment, les questions suffisent. Celle des associations, celle du psychanalyste, celle de Lennox, celle du marin... Elle n�a pas besoin de réponses, elle ne comprend pas tout ce qui lui arrive... Mais elle est en mouvement, elle a envie... |
||
DU SOLEIL POUR LES GUEUX (Alain Guiraudie)
Fiction, France, 2000, 55 minutes, 35 mm couleurs
Avec Isabelle Girardet, Michel Turquin, Jean-Paul Jourdaa, Alain Guiraudie
Une jeune fille et un vieux berger appartenant à un univers différent, se rencontrent et passent leur journée à sillonner le causse à la recherche des animaux égarés du berger. Et tout en marchant ils parlent de temps à autre, ils croisent un petit bandit local qui veut se rendre à Montpellier sans pouvoir se résoudre au départ.
Scénario et réalisation : Alain Guiraudie
Image : Antoine Héberlé
Produit par :Lilie Lelieu K productions 8, impasse Moulive 31400 Toulouse
Tél : 05 34 31 55 50Fax : 05 34 31 51 86